Les États généraux s'ouvrent le 5 mai 1789, c'est le début de la Révolution française. C'est ce que l'historiographie française a retenu sous le nom d'« imputation au politique Â» des fluctuations économiques. Le vote étant positif, ces États sont rattachés à la France. L'indépendance et la séparation de ces pouvoirs est un idéal délicat … Le roi possède le pouvoir exécutif et, même si son autorité directe est très limitée, il détient le titre de représentant de la Nation, est irresponsable et inviolable devant l’Assemblée, qui ne peut rien contre lui. Le rapport du 23 mars 1794 (3 germinal an II) de Saint-Just sur « les factions de l’étranger Â» est présenté le lendemain à la Convention qui accorde ce qu'on lui présente comme une ultime purge parlementaire[pas clair][226], alors que Vadier, grand ennemi du Tribun, emporte la décision de faire arrêter les modérés avant le vote du décret d’accusation[227]. Face à ces troubles, l'Assemblée réagit en abolissant les privilèges, les droits féodaux, la vénalité des offices et les inégalités fiscales dans la nuit du 4 août 1789. Les thermidoriens, dont certains ont participé à la Terreur, cherchent, surtout, en termes de pouvoirs à imposer une ligne médiane, entre le populisme néo-hébertiste toujours actif (Babeuf et son journal Le tribun du peuple, par exemple) et la dérive royaliste qui menace. Les causes en sont toutefois plus complexes. Au petit jour, les insurgés composés de gardes nationaux des faubourgs patriotes et des fédérés se présentent devant les Tuileries que défendent des volontaires nobles, la Garde suisse et une poignée de gardes nationaux. L’hiver 1793-1794, extrêmement dur pour le peuple, touché par le froid et la faim, est l’allié des extrémistes ; Hébert en profite, une nouvelle fois, pour pousser les sans-culottes dans la voie de la violence : on pouvait craindre alors un nouveau 31 mai ainsi qu’un renouvellement des massacres de Septembre[210]. Au XVIIIe siècle, l'essor de nouvelles catégories sociales dans les villes et dans les gros bourgs est indéniable. C’est-à-dire des feuillants qui sont au ministère et conseillent le roi ; ils sont divisés avec les feuillants laméthistes (ou fayettistes) partisans d’une guerre limitée qui permettrait à Lafayette victorieux de renforcer sa position, tout en renforçant la monarchie constitutionnelle en chassant les jacobins. Les officiers ecclésiastiques députés à la Constituante doivent prêter serment avant le 4 janvier 1791 ; on dénombre 99 jureurs sur les 250 députés concernés. Pendant que les soldats mouraient sur les champs de … Pour tenter d’arrêter ces émeutes, la Convention vote, le 19 mars 1793, une loi d'exception : tous les insurgés pris les armes à la main ou convaincus d’avoir participé aux attroupements seront exécutés[144]. Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), il est accusé par l'Assemblée et arrêté. Toutefois la Corse, soulevée par Paoli dès le mois de mai, est perdue ; les Français, hormis quelques ports, n’y possèdent plus que Bastia[191]. À la suite d’incidents, la loi martiale est décrétée par la municipalité, dirigée par Bailly. Le décret donne des suspects une définition très large, ce qui permet de toucher tous les ennemis de la Révolution : les aristocrates, les émigrés, les prêtres réfractaires, les fédéralistes, les agioteurs et leurs familles entrent dans cette catégorie[Note 48]. Les conseils s'octroient alors le droit de désigner les députés dans la moitié des circonscriptions. En 1773, dans le port de Boston, des colons américains prennent d'assaut des navires britanniques transportant du thé et jettent la cargaison à l'eau.Cet acte de désobéissance civile montre le désaccord des patriotes face aux taxes britanniques.On donnera le nom de Boston Tea Party à cet évènement important de l'histoire américaine. Ce geste paraît sceller la réconciliation de Paris et de son roi. La victoire de Fleurus, le 26 juin 1794 permet aux troupes françaises de reprendre la Belgique. Enfin le cours forcé de l'assignat est instauré[177]. 10 mai 2019 Faoudel Essai, Militant, Révolution, Sociologie, Vote. Les plus fameuses sont celle du 12 germinal de l'an III et surtout celle du 1er prairial (20 mai 1795). Le prix du pain reste élevé et des troubles agitent sporadiquement les villes et les campagnes. Mis à jour le 31 août 2013. Sieyès. Il s'agit d'un régime autoritaire dirigé par trois consuls, dont seul le premier détient réellement le pouvoir : la France entame une nouvelle période de son histoire en s’apprêtant à confier son destin à un empereur. François Furet et Denis Richet. Néanmoins, le roi garde le pouvoir exécutif. Ils sont inscrits dans plusieurs grands textes de lois comme la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen (DDHC) ou la Constitution. Les impôts afférant aux privilèges cesseront immédiatement d'être versés, même si l'abolition des droits réels portant sur la rente de la terre (cens, champart) est d'abord assortie d'une clause de rachat, que l'Assemblée constituante fixera même le 15 juin 1791 à un prix si élevé qu'il aurait empêché quasiment tout rachat réel. La Convention envahie est contrainte de céder sur une série de mesures de longtemps réclamées : notamment la levée d'une armée révolutionnaire parisienne[Note 47] pour la réquisition des grains et leur transport sur Paris, ainsi que la rétribution des sans-culottes qui siègent dans les sections, puis, le 11 septembre, le maximum national des grains et des farines. Social et civique. C'est à ce moment que s'esquisse la confrontation entre girondins et montagnards. Il élit ses représentants qui siègent à l'assemblée. Au centre siège une majorité de députés : les « indépendants Â», appelés aussi le Marais ou la Plaine qui sont attachés à la Révolution, mais sans hommes marquants ; leurs opinions sont fluctuantes[126]. Depuis 1789 ils ont fait leur apprentissage politique dans les assemblées communales et départementales. Le peuple entre dans la vie politique (certains hommes, en fait, car les citoyens appelés « passifs », c'est-à-dire les femmes, les pauvres… ne votent pas). Le 13 février 1790, les vœux de religion sont abolis et les ordres religieux supprimés sauf, à titre provisoire, les maisons hospitalières et enseignantes. Vu l’urgence de la situation financière, l'Assemblée constituante fait des biens nationaux la garantie d’un papier que ses détenteurs pourront échanger contre de la terre. Principal organe de gouvernement, le Comité de salut public est créé le 6 avril 1793 en remplacement du Comité de défense générale ; il est composé de neuf membres élus, issus de l’Assemblée, parmi lesquels figurent Danton et Barère. Sous la poussée des Girondins, l’Assemblée vote alors trois décrets de précaution et de défense organisant la déportation des prêtres réfractaires (27 mai), le licenciement de la garde du roi (29 mai) et la constitution d’un camp de gardes nationaux (fédérés) pour défendre Paris (8 juin)[105]. Leurs chefs sont, entre autres, Robespierre, Danton, Marat ou Saint-Just. Antoine Barnave recommande pour Grenoble qu'elle soit réservée à la « bonne bourgeoisie Â». Les guerres de la Révolution française, qui ont touché une large partie de l’Europe continentale, ont propagé les idées révolutionnaires et contribué à l'abolition de la société d'ordres en Europe occidentale, dans les « républiques sœurs Â» puis dans toute l'Europe[1]. Une France nouvelle apparaît. Le 13 avril (24 germinal) suivant, sous le motif d’avoir voulu « â€¦ massacrer les représentants du peuple et replacer sur le trône le fils du tyran… Â» ils sont, après un jugement sommaire, condamnés à mort. Le danger est extrême et c’est dans ce contexte que Danton déclare le 2 septembre 1792 : « De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et la Patrie est sauvée Â». Par décret du 27 novembre, le serment est rendu obligatoire pour bénéficier des traitements et pensions versés aux membres du clergé constitutionnel. La Grande Armée catholique et royale n’existe plus. Contre l’avis de la droite modérée[Note 15], le roi met son veto aux décrets qui frappent les émigrés et les prêtres réfractaires, mais accepte de sommer l’Électeur de Trèves, vassal de l’empereur d’Autriche, ce qui constitue un véritable casus belli[96]. ...I) Les événements révolutionnaires A) La réunion des Etats généraux • La marche de la révolution et l’émergence de principes nouveaux : Dès le début de la révolution le régime qui est très ancien est tombé en quelques jours. Ils disparaîtront de la scène politique jusqu'à la fin de la Convention -. Mais le roi, tout en acceptant l'humiliation de porter le bonnet phrygien devant les sans-culottes, refuse de revenir sur sa décision[106]. Dès la fin de l'année 1788, mémoires, libelles et périodiques sur la convocation prochaine se multiplient[29]. - Bernardine Melchior Bonnet, Après les élections législatives, la droite absolutiste et les « Noirs Â» (la droite dure), qui prêchaient un retour à l'avant-Révolution, ont perdu tout crédit depuis Varennes. Durant ces journées, elle réalise une autre révolution décisive : beaucoup de députés, effrayés par la tournure des événements, démissionnent ; l’Assemblée déclare qu’elle tient son mandat non pas des électeurs individuellement pour chaque député, mais collectivement de la Nation tout entière. Ses grandes phrases et ses symboles culturels sont devenus les étendards d'autres bouleversements majeurs de l'histoire moderne, y compris lors de la révolution russe plus d'un siècle plus tard[7]. La synthèse de leurs combats et de leurs revendications, dans leur dialogue avec les thèses rousseauistes, devait à la faveur des événements de 1789, donner corps aux prémices idéologiques de la Révolution[23]. L'abolition de la dîme est également assortie initialement d'une clause de rachat, finalement annulée en avril 1790. Procédure criminelle instruite au Châtelet de Paris sur la dénonciation des faits arrivés à Versailles dans la journée du 6 octobre 1789, 1790, Archives nationales. Elle deviendrait la garantie des attentats contre la liberté, parce qu'elle manquerait de la volonté nécessaire pour les réprimer Â», « cinq paquets de lettres adressées à l'étranger Â», « le gouvernement révolutionnaire jusqu’à la paix Â», « régime de la liberté victorieuse et paisible Â», « qui veulent détruire les échafauds parce qu’ils craignent d’y monter Â», qui accorde ce qu'on lui présente comme une ultime purge parlementaire, « On n’emporte pas la patrie à la semelle de ses souliers ! Ils doivent être emprisonnés jusqu'à la paix[180]. On constate une forte progression des montagnards[123]. La mesure abolitionniste est également saluée par La Feuille de salut public, organe officieux du Comité de salut public[215]. Philippe-Égalité, duc d'Orléans et cousin du roi, va lui aussi voter la mort, marquant le point de départ de la lutte entre orléanistes et légitimistes qui prendra place le siècle suivant. Les impôts ne rentrent plus. Cependant, l’inertie du gouvernement provoque une nouvelle émeute le 22 septembre, l’obligeant à décréter, le 29 suivant, la loi du maximum général qui bloque les prix au niveau de ceux de 1790 augmentés de 30 %, la loi fixe aussi le maximum des salaires. Ils sont aisés et plutôt jeunes. Emmanuel Joseph Sieyès, né à Fréjus en 1748, devenu prêtre, participe à des discussions et des réunions littéraires et politiques.Il publie Qu'est-ce que le Tiers État, qui devient la base des idées de la Révolution.Il est aussi à l'origine de la création des départements français.Député, il propose de changer les États généraux en Assemblée …